Portrait / Garage Albert Close S.A. à Bomal

Par Marie-Agnès Piqueray, septembre 2009

C'est en toute convivialité et simplicité, qu'Albert, Jocelyne et leurs deux fils, Pascal et Ludovic Close, nous parlent de leur société. 
Ils travaillent main dans la main pour diriger cette entreprise familiale, où chacun y trouve sa place.

Actuellement, cette société anonyme compte 18 personnes: 6 mécaniciens, 3 carrossiers, 4 employés,
1 magasinier, 1 technicienne de surface, 2 vendeurs et... le patron ! 

Son chiffre d'affaires est de 7,6 millions d'euros
(ce qui représente environ 280 nouveaux véhicules et 200 véhicules d'occasion vendus par an).

ADL: Monsieur Close, comment est née votre entreprise et comment a-t-elle évolué ?

A.C.: C'est en 1946 que mon père a construit le garage qui représentait alors la marque américaine STUDBAKER, importée par les établissements D'Ieteren. En 1948, la longue histoire V.W. débuta par la vente de sa première Coccinelle. Après quatre années d'études A3 et des cours de formation chez D'Ieteren, (Mr Close s'en va chercher son « carnet de formation » attestant sa participation aux cours, dont le premier, en 1969,  portait sur « l'entretien de base d'un véhicule »), j'ai rejoint mon père au garage. Mon épouse, Jocelyne, commença également à y  travailler. 
En 1989, notre fils, Pascal, après avoir accompli son service militaire, commença à travailler comme mécanicien dans le garage. Et enfin, en 1995, Ludovic, notre deuxième fils, nous a rejoint en tant qu'employé administratif. Comme vous le voyez, la relève est déjà assurée !

ADL: Quelles sont, selon vous, les principales clés du succès de votre entreprise ?

J.C./A.C.: (ndlr : d'une seule voix) Le travail de toute une équipe ! Le patron, au même titre que les autres, s'investit dans le travail. Il gère l'atelier, discute des travaux à effectuer avec les ouvriers et avec les clients, gère les formations...
Le service après-vente est également très important pour fidéliser la clientèle. Une réputation internationale peut également être un levier.  En 1987, nous sommes devenu l'importateur exclusif en Belgique des accessoires OETTINGER (modifications techniques, accessoires des marques VW et Audi). Cette reconnaissance nous a fait connaître dans toute la Belgique, y compris en Flandre, au Luxembourg et dans le nord de la France. De 1969 à 1984, j'ai également fait de la compétition automobile (courses de côtes et rallye). Ceci m'a permis, parallèlement, d'attirer une clientèle plus jeune au garage. Ce fut le temps aussi de la Golf GTI, modèle qui a rencontré un énorme succès ...

ADL: L'implantation de votre garage dans la commune de Durbuy, en milieu rural, n'a-t-elle pas été  un frein dans le développement de votre entreprise ?

A.C./J.C./L.C.: Non, absolument pas, que du contraire ! La notoriété de Durbuy permet aux clients de localiser directement le garage. La Petite Batte de Bomal draine énormément de clients potentiels qui passent devant le garage.  Beaucoup de hollandais, installés dans la commune, sont également clients chez nous. De plus, nous ne sommes pas loin de grands centres urbains tels que Liège et Marche. Bref, la place idéale !

ADL: Quelles ont été ou sont les principales difficultés rencontrées dans l'exercice de votre profession ?

L.C.: Les principales contraintes viennent de l'importateur et de l'usine qui deviennent de plus en plus exigeants.  Ils imposent des directives pour garder une « main mise » sur notre entreprise.  Ils contrôlent, notamment, la qualité du service à la clientèle en effectuant, ponctuellement, des enquêtes auprès de nos clients pour déterminer un TOP 20 des meilleurs concessionnaires.
(Notons, au passage, que le Garage Close se retrouve très régulièrement dans ces 20 premiers !)

ADL : Comment vous positionnez-vous face à la crise de l'automobile que nous connaissons actuellement ? Constatez-vous des changements de comportement de la part de votre clientèle ?

L.C./J.C.: A l'heure actuelle, nous ne ressentons pas la crise.  Nos chiffres, comparativement à l'année passée à la même époque, sont même légèrement meilleurs. Nous constatons, cependant, que les clients achètent davantage des véhicules plus petits, mais bien équipés et plus écologiques. Ils sont à la recherche de primes.

ADL : Quel est le budget annuel que vous consacrez à la publicité ?

P.C. : Au total, environ 20.000 € par an. Il s'agit là de la publicité aussi bien nationale, régionale que locale. Lorsque D'Ieteren lance une campagne publicitaire nationale, elle demande une participation aux concessionnaires. 

ADL : Comment engagez-vous votre personnel ?  Etes-vous confrontés à certains problèmes ?

J.C./A.C. : C'est souvent via le « bouche-à-oreille ».  Nous ne passons pas d'annonce. Il est vrai qu'engager un jeune, à l'heure actuelle, est difficile. Ils sont souvent peu motivés et ne voient pas le travail à faire. Ceci dit, nous avons engagé, dernièrement, un stagiaire qui convient parfaitement.

ADL : Votre personnel suit-il des formations ?  Si oui, lesquelles ?

A.C. : Oui, chez D'Ieteren. Je reçois, de l'importateur, une liste de cours à suivre et tâche d'y envoyer les  ouvriers à tour de rôle. En moyenne, un mécanicien reçoit 5 formations par an. Il est important de se tenir au courant de l'évolution de la technologie et des nouveaux modèles puisque nous sommes représentants des marques V.W. Service, AUDI service et SKODA service.

ADL : Quel regard portez-vous sur le passé ? Si vous en aviez la possibilité, y changeriez-vous quelque chose ?

A.C./J.C.: Euh ... une chose peut-être : réaliser les transformations plus tôt. (Pour info : inauguration de nouvelles installations en mars 2009 - Quelques photos ici). Travailler dans un bel et grand environnement est moins stressant, plus pratique et motivant pour tout le monde. 
L.C.: C'est un projet que nous voulions réaliser depuis plus de 5 ans, mais les contraintes de l'importateur l'ont retardé considérablement ...

ADL : Quelle a été votre plus grande inquiétude/crainte jusqu'à ce jour ?

A.C. : Après réflexion, je pense n'avoir jamais été grandement inquiété. Ma devise : « Il n'y a pas de problème, que des solutions ». Je suis, en général, de nature assez positive.
J.C. : Moi, par contre, en septembre dernier, je n'en menais pas large !  On parlait de crise économique et nous venions tout juste d'investir dans un tout nouveau bâtiment...

ADL : A contrario, quelle a été (ou est) votre plus grande satisfaction ?

A.C./J.C. : De travailler en famille et d'aimer notre métier !
L.C. : Une voiture est une marchandise agréable à vendre.  En général, on l'achète pour se faire plaisir ...

ADL : Quelles sont, selon vous, les qualités d'un bon manager ?

A.C./J.C. : Il doit, avant tout, respecter son personnel et  privilégier les contacts humains, le dialogue.
(A noter : Mr et Me Close affichent la photo de tous les membres de leur personnel à la réception du garage, témoignage d'une grande considération ).
Un chef d'entreprise doit également être motivé pour, à son tour, motiver son personnel. Il ne doit pas hésiter à mettre, lui aussi, « les mains dans le cambouis ».

ADL : Quels conseils donneriez-vous à celui qui voudrait se lancer ?

A.C./J.C. : De ne pas avoir peur de « faire des heures ». Nous passons près de 12 heures par jour dans le garage ! Il est également important de procéder par étapes, en gardant les pieds sur terre.

ADL : Des objectifs pour les années à venir ?

A.C./J.C. : En ce qui concerne le garage, plus d'agrandissement en vue ...  Nous pensons que nous sommes arrivés à une entreprise de bonne taille : suffisamment grande pour que l'on se sente encore en famille ...

Garage Albert Close S.A.
Route de Liège 47 - 6941 Bomal
Tél.: 086 21 12 63
- Fax: 086 21 38 22
info@close.vw-audi.be - www.vw.be/close


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